4 septembre 2012

A Vos Plumes !



Si vous avez en tête une histoire qui ne demande qu'à être écrite ou un poème au bout des doigts, la rubrique A Vos Plumes ! est l'endroit idéal pour rédiger vos textes ! Vous pouvez les poster par commentaire ou en me les envoyant par courriel. Laissez voguer vos pensées, parler votre imaginations. Et ayez toujours un stylo à portée de main !

128 commentaires:

  1. Voler
    Une envie folle
    De prendre son envol
    Voler dans les airs,le ciel,les cieux
    Contempler de ses yeux Les avions, les oiseaux
    Battre de ses ailes puissantes
    Crie à plein poumons, chante.
    Regarder la Terre de haut
    Bonheur complet, bonheur fou
    Sentir la fraîcheur du vent sur son visage
    Ne pas tomber comme une pierre, un caillou
    Mais voler et traverser les nuages.
    Quand est venu le moment d'atterrir
    Ce n'est pas un rire
    Qui m'échappe
    Mais un sanglot
    Qui me frappe
    Me touche en plein cœur
    Du regret de ce bonheur
    Qui restera à jamais dans la mémoire
    Souvenir de lumière et d'espoir
    Envie folle
    De reprendre son envol
    Rêve de liberté.
    Feuille

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  2. Si tu perds espoir
    Ton courage va retomber
    Relève toi ce soir
    N'oublie pas qui tu es,
    Lève toi soldat
    Il reste encore un combat
    Et tu dois gagner
    Pour la liberté.

    Paroles d'une chanson d'un dessin animé nommé "Spirit" (je l'ai déjà poster sur JB

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    1. Waw, quelle plume ! Très beau poème, j'adore !

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  3. Harmonie mélodieuse
    Voix rauque et heureuse
    Batterie et guitare déchaînés
    Paroles à pleurer
    Rythme entraînant
    Chant.

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  4. Le restaurant "Elegance" est le plus raffiné de la ville. Ses coupelles de caviar, ses champagnes dont les bulles remontent dans une gerbe d’or, ses friands fourrés et ses gaspachos revisités sont connus dans des centaines de pays. Lorsqu’on y entre, on voit des serveurs en costume sombre portant des plateaux d’argent, pressés et peu souriants. On voit assis aux tables des patrons aux airs sévères, de vieilles personnes qui portent des rubis ou des paires de lunette à montures dorées, ou encore de jeunes couples souriants et heureux. Aujourd’hui, au moment du dîner, lors d’une soirée d’été fraîche et reposante, il y a un jeune couple rayonnant de bonheur : non, leurs parures ne sont pas le collier de perle de la jeune femme, ni le costume très habillé du jeune homme, mais leur sourire et leur joie. Cette soirée est importante : le diamant dans l’écrin en velours posé dans la poche du costume, les roses rouges disposées artistiquement dans un vase en cristal... Par une question, en une réponse, ils seront heureux ensemble et pour toujours. Cependant l’atmosphère est lourde de parfum coûteux et de snobisme méprisant. "C’est l’"Elegance", pas n’importe quelle brasserie de campagne !" Pensent les personnes attablées. Mais nos deux amoureux ont le coeur large, et cette ambiance les dépayse... La jeune femme, avant même d’avoir commandé, ose un timide : "Comme il doit faire frais dehors !" Son fiancé la regarde en souriant, puis, lui prenant la main, se lève de table. Ensemble, il sortent et se dirigent vers le bar à tapas de leur amie Ana Luisa. Celle-ci leur sert des "Tortillas de patata " et deux tasses de cappuccino. Leur repas terminé, ils marchent vers le parc. Ce dernier est vide ou presque, il y fait sombre et les grandes silhouettes des arbres se découpent dans le clair-obscur. Au bord du chemin, il y a un banc, usé et à la peinture verte écaillée qui continue de faire son boulot : permettre aux gens de faire une pause. Les gens, ce sont l’étudiante aux Beaux-Arts qui s’inspire des passants, le vieux monsieur qui lit tranquillement son journal, les enfants épuisés d’avoir couru... et maintenant, ce sont ce jeune homme qui a un genou en terre, et sa future femme, émue et aimante, qui porte au doigt une magnifique bague.

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  5. Un chemin de terre mène à la forêt

    Passant sous les arbres aux troncs épais

    Les feuilles prennent des teintes de cuivre et de rouille

    Et on aperçoit une rivière limpide où mouille

    [un bateau en papier]

    La terre est meuble sous mes pieds, et les feuilles forment un tapis

    Je me promène dans les bois, posant mes pieds sans bruit.

    Un nid d’oiseau est posé délicatement sur une branche de bouleau

    Qui sous les rayons du soleil prend un éclat argenté très beau.

    Je m’assied sur un rocher, subjuguée par ce paysage atemporel,

    Tandis qu’une alouette monte vers le ciel, plane puis fais mouvoir ses ailes.

    La forêt est magnifique en cette fin de journée,

    Et vers le ciel sans nuages mes yeux sont levés.

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    1. J'aime beaucoup! Ça raconte une balade en forêt, non? J'aime bien le:" ...subjuguée par ce paysage atemporel..." bravo!

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    2. (Tu avais publié ce commentaire il y a longtemps, je l'ai juste réécris en réponse :) )

      Merci beaucoup Feuille/Feuy !

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  6. Astre réchauffant
    Crépuscule orangée du soir
    Lumière dorée.



    Lumière éclatante
    Espoir renaissant de ses cendres
    Renouveau.


    Papillon blanc
    Faisant mouvoi ses ailes
    Monte vers le ciel.


    Oiseau du bonheur
    Décolle vers le ciel
    Espoir et printemps


    Voilà quatre haïkaï... (haïku au pluriel) qui se ressemble assez désolé!

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  7. Pluie
    Quand les nuages s’amoncellent
    Et que le vent ensorcelle
    La pluie ruisselle comme des pleurs
    Coulants sur mes joues, brûlant mon cœur.

    La pluie nous fait danser
    Elle nous fait chanter
    Mais cache bien des choses
    Tristes, écrites en prose.

    Quand les nuages saignent
    Le sang qui s’en dégage
    Me rafraîchit et je baigne
    Dans cet océan si sage.

    Sauter par dessus les flaques
    Crier à pleins poumons
    Mes sentiments opaques
    Mon amour, mon explosion.

    La pluie me ravit
    Me rends triste et mélancolique
    À la voir je souris
    Et lâche un rire magnifique.

    Elle me rend si contradictoire
    Si différente
    Un peu étrange, bizarre
    Avec ma voix chantante.

    Quand les nuages s’amoncellent
    Et que le vent ensorcelle
    La pluie arrive lentement
    Et répand son enchantement.


    Poème déjà poster sur JB.
    Feuille (il y'a un bug avec "nom/URL")

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  8. Je regarde si ça marche de nouveau !

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    1. C'est bon, normalement il n'y a plus de bug avec le nom et l'URL !

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  9. Pour faire le portrait d'un oiseau

    Peindre d'abord une cage
    avec une porte ouverte
    peindre ensuite
    quelque chose de joli
    quelque chose de simple
    quelque chose de beau
    quelque chose d'utile
    pour l'oiseau
    placer ensuite la toile contre un arbre
    dans un jardin
    dans un bois
    ou dans une forêt
    se cacher derrière l'arbre
    sans rien dire
    sans bouger...
    Parfois l'oiseau arrive vite
    mais il peut aussi bien mettre de longues années
    avant de se décider
    Ne pas se décourager
    attendre
    attendre s'il faut pendant des années
    la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
    n'ayant aucun rapport
    avec la réussite du tableau
    Quand l'oiseau arrive
    s'il arrive
    observer le plus profond silence
    attendre que l'oiseau entre dans la cage
    et quand il est entré
    fermer doucement la porte avec le pinceau
    puis
    effacer un à un tous les barreaux
    en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
    Faire ensuite le portrait de l'arbre
    en choisissant la plus belle de ses branches
    pour l'oiseau
    peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
    la poussière du soleil
    et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
    et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
    Si l'oiseau ne chante pas
    c'est mauvais signe
    signe que le tableau est mauvais
    mais s'il chante c'est bon signe
    signe que vous pouvez signer
    Alors vous arrachez tout doucement
    une des plumes de l'oiseau
    et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

    Jacques PREVERT

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  10. Bonheurs...

    De beaux lotus en papier blanc noyés de glace à l’eau de rose,
    Un peu de fraises et de litchis sous une poésie en prose,
    Une maison au soleil remplie de rires et de joie,
    Des enfants heureux qui font de la balançoire,
    Un éventail en papier mâché fabriqué en famille,
    Un coucher de soleil avec une glace à la vanille,
    Le bruit de la pluie qui tombe sur les toits,
    Les braises du feu de camp qui doucement rougeoient,
    Un disque de Chopin avant d’aller dormir,
    Un paquet de M&ms partagé avec le sourire.
    Petit paradis estival…

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  11. Peintre sur porcelaine
    C’était ainsi qu’elle se présentait.
    Mais sous ses gros pull de laine,
    C’était un artiste qui montait.
    Toute sa vie elle mit en scène sur ses assiettes
    Des petites fleurs, des motifs élégants.
    Et dans son coeur, dans sa tête,
    C’est son but, son avenir, son slogan.
    Elle vivait dans son atelier encombré,
    Assise sur une toile maculée, au milieu de son univers
    Plein de tubes de couleurs fanées,
    De potiches, de faïences et de jolis verres…
    Puis un jour, on n’entendit plus de bruit,
    L’atelier, sale, triste, froid, inoccupé
    Sans cette jeune femme introvertie
    Fut et demeure abandonné.
    Mais l’histoire se finit sur une note de joie
    Car suite à mes recherches, j’ai retrouvé quelque part en France
    Une vieille dame peintre sur soie
    Qui conserve encore des potiches et des faïences…
    Signées: Mademoiselle au pull de laine !

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  12. La plaine. Vaste esplanade.
    Mille gouttes. Kaléidoscope de sons et de lumières.
    Au piano, une ballade.
    Les perles roulent, font ployer les brins verts.
    L’orchestre joue. Mille accents.
    Le bruit sublime de l’ondée.
    Une valse, un tango. Lents.
    Le ciel se pare d’un gris nacré.
    Il pleut.

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  13. Celui de Jacques Prevert: j'aime bien c'est beau et coloré mais ce n'est pas très fluide... Mais ça raconte bien la peinture d'un oiseau. C'est original!

    J'adore celui ou tu as repris deux vers de MademoiseLLe! Les deux premiers. J'aime bien car on dirait que les deux premiers sont de toi car ils se coulent parfaitement dans le poème! Et le dernier vers. En plus c'est simple et éclatant! Il n'y a pas d'autres mots, éclatant!

    Celui avec la peintre (d'ailleurs tu a l'air d'aimer les peintures!) :) Il est magnifique! Un peu plus gris que les autres mais j'aime bien la fin! Et les mots sont très bien choisis.

    Et le dernier, vaste esplanade, rien que le titre est bien trouvé! Tu mélange bien la musique et la nature!

    Ils sont tous beaux! Bravo!



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  14. Un poème connu que j'aime bien!

    Demain, dès l'aube...

    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

    Victor Hugo.

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    1. Il avait écrit ce poème soi pour sa femme ou pour sa fille qui était morte je croie enfin c'est ce qu'un prof ma dit.

      L.A.

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    2. Je l'ai appris a l'école, Magnifique.

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  15. L'air est pour l'homme
    Ce que tu es pour moi.
    Un besoin essentiel
    Qui envahi mon coeur,
    Le gonfle,
    Et le maintien en vie

    - Frédéric Folio -

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  16. C'est très beau. Il y a juste le "gonfle" qui ne va pas trop je trouve. Mais c'est bref et joli. Une lumière. :)

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  17. LE TEMPS D’UNE DANSE
    Le temps d’une danse, avec toi
    Nous aurons tout à nous dire, tu verras
    Je parlerai doucement, rien que pour toi
    Dans mes yeux brilleront ces étoiles
    Qui te sont si chères, petit prince devenu grand.

    Le temps d’une danse, avec toi
    Tu liras tout dans mes yeux, ton sourire, chaleureux
    Aura la candeur de toujours, lorsque tu me parles d’amour
    Avec tes mots à toi, joie, émerveillement de chaque jour.

    Le temps d’un jazz, d’un rock, d’un tango, avec toi
    La soirée peut bien passer, la musique peut bien changer
    Ta main me soutiendra, et sans jamais nous fatiguer
    Sous les étoiles, ensemble, nous danserons.

    Et puis, encore engourdi par le froid de la nuit
    Tu me raccompagneras chez moi, et ta main chaude
    Epousera les formes de ma main tremblante.
    Nous bavarderons, et je verrai ton sourire, heureux.
    Dernière valse, lente,
    Des amoureux.

    Et finalement, en un mot, l’apothéose,
    Les dernières notes de la ballade, ensemble, au piano
    Par lesquelles l’on entend mille nuances,
    Milles accords joués decrescendo
    Je t’aime.

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  18. Tu touches le tissu, le plie, le déplie
    Sous tes doigts le rugueux du velours.
    Le bruit du vent, son claquement sec sur ta peau
    Assise dans une rocking chair, une berceuse
    monte à tes oreilles, dans une langue ancienne.
    Le papier du livre frémit son tes doigts,
    L’eau soulage ta soif, dessèche ta langue.
    Le sol sous tes pieds, tu marches sur des graviers,
    La neige absorbe le bruit de tes pas.
    Aujourd’hui encore, pour les années à venir,
    Tes yeux ne voient pas, le monde est sentiments et sensations
    Mêlés. Et la vie est merveilleuse quand même.

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  19. Récréation du matin, il est 10heures. Un vent automnal, quelques gouttes de pluie. C'est gris, morose. Nous sommes en septembre, beaucoup ont eu du mal avec la rentrée des classes. Mais je sentais bien que quelque chose d'autre n'allait pas... Je vois quelques personnes les yeux dans le vague, d'autres qui s'enlacent en fermant les leurs. Vraiment étrange. Comme une torpeur, un cauchemar éveillé, des visages paralysés. Des corps en mouvements saccadés et lents. D'autres comme moi regardaient, les uns sans comprendre. Je pris ma décision rapidement...

    J'alla à la rencontre d'une personne seule, assise, les bras autours de ses jambes. Je lui demanda, avec un air inquiet transparaissant: 
    -Que se passe-t-il? Pourquoi les gens sont aussi...
    -Tristes? 
    -Heu...oui c'est ça. 
    -Tu n'es donc pas au courant. Comment ça ce fait? 
    -Comment veux tu que je le sache!
    -Bon arrêtons. Je ne te connais pas je ne vois pas pourquoi je me disputerai avec toi, répondit elle sur un ton las.

    Elle m'explique pendant un long moment ce que je voulais savoir. C'était donc ça... Je ne sais vraiment pas comment le prendre. J'avais les larmes aux yeux. Pourquoi? Je pourrai répéter ce mot mille fois, je n'aurais pas la réponse. C'est sûr que c'est un choc. Mon esprit quittait de vue ma petite existence tranquille, mon "tout", pour aller là où les gens ont souffert, souffre. 
    Je n'étais plus au collège... Mais en Amérique. A New York. 

    Beaucoup étaient habillés en noir. Et moi avec mon jean bleu et mon manteau rouge je ne passais pas inaperçue. Malheureusement. Oh et puis en y réfléchissant bien je m'en fiche. Ce n'est pas la couleur des habits qui rendent hommage. 
    La sonnerie me sortit de mes réflexions. J'alla d'un pas lourd vers mon rang. 

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  20. PROMENADE CREPUSCULAIRE

    La promenade le long de la plage
    A des accents de valse iodée
    Et la ville qui s’endort, paisible mirage
    Fait monter vers le ciel les lumières allumées.

    Il fait doux, le monde est quiétude
    La houle tranquille se fait berceuse.
    Loin de la cité et de ses inquiétudes
    Le soleil éloigne les risées brumeuses.

    Le chemin mène là où se couche l’astre de lumière
    Brulant de ses reflets ocres et dorés
    Et d’un regard vers l’onde, songe crépusculaire
    J’admire le spectacle du soleil se couchant sur la baie.

    (Le 17 un poème sera mis à l'honneur : n'hésitez pas à alimenter cette rubrique en postant vos textes et vos poèmes. Si vous voulez un avis, n'hésitez pas à le demander, il ne sera jamais négatif !)

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  21. J'oublie tout le temps : un poème ou un texte !

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  22. LES CITES

    Livre 1
    Je me réveille. Tout est blanc, les murs, les gens, les néons qui m’aveuglent alors que j’émerge de mon sommeil comateux. Je… Qui suis-je ? Je me lève, chancelante. Un miroir, brisé, sale, mais bien réel est accroché au mur : dans cette univers propre et pâle, il est pareil à une tache sombre qui s’étend de manière rectangulaire sur lequel se reflète le visage d’une jeune fille aux yeux gris et aux cheveux soyeux d’un brun foncé; elle est pâle comme les murs, mais sa respiration est calme, ses gestes posés.C’est donc moi, cette fille enveloppée dans une combinaison de coton futuriste ? Soudain, la porte s’entrouvre : une femme au sourire chaleureux rentre dans la pièce.
    « June, tu vas bien ? J’ai été prévenue de ton Réveil. Tu as besoin de quelque chose ? »
    La majuscule au mot « réveil » est palpable. June, c’est donc moi ? Mes souvenirs sont confus : des bruits, des sensations, une douleur aïgue, lancinante à mon bras, puis le noir.
    « Où suis-je ? » Ma voix est teinté d’un accent inconnu. Il trahit une immense fatigue à laquelle s’ajoute une inquiétude grandissante. Qui suis-je ? Où suis-je ? Que c’est-il passé ?
    La femme sourit alors qu’elle s’assied sur une chaise -blanche, elle aussi.
    « Tu es dans l’hopital West Side de la Cité des lampions, et plus précisément dans l’aile Sud, réservée aux Emergés.
    - Les Emergés ? Qui sont-ils ?
    - J’oubliais. Les Emergés sont des personnes qui se sont réveillés comme toiaprès des mois de sommeil.
    - Des mois de sommeil ? Mais pourquoi…
    - C’est une longue histoire. Quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ?
    - Une douleur au bras. »
    Je jette un regard vers mon avant bras : une cicatrice le barre sur une vingtaine de centimètre. Bien que ce ne soit qu’une fine ligne blanche, chaque mouvement me cause une vive douleur.
    « Tu ne te rappelles de rien ?
    - Non. Enfin, rien de très concret. Que c’est-il passé ?
    - Viens, tu seras mieux installée dans mon bureau. »
    Je la suis, donc : nous passons par un couloir où sont accrochés des tableaux magnifiques et néanmoins inconnus. Une moquette crème est fixée sur le sol, en harmonie avec le papier peint qui couvre les murs. Le silence est total, parfait : les chambres doivent être insonorisées. Nous arrivons finalement dans le bureau de la jeune femme. Un bureau étrange, qui me fait penser à une boutique de la rue du Pont. Oh ! Je me rappelle de cette boutique dans les moindres détails : les tapis orientaux aux couleurs chaudes, les senteurs capiteuses et épicées, le thé, servi dans des tasses circulaires par la gérante de la boutique au sourire si doux… Et Isabel et Charles. Mes amis. Des souvenirs se superposent au réel : de violentes bourrasques font voler mes cheveux blonds. Blonds ? Mais je suis brune ! Des odeurs boisées d’herbe coupée et de mousse imbibée d’eau effacent l’odeur de menthe poivrée de de naphtaline caractéristique du bâtiment. Je vacille.
    « June, ça va ? »
    C’est cette jeune femme qui m’escorte. Je ne sais même pas qu elle est. Je ne connais même pas son prénom ! J’élude la question :
    « Qui êtes vous ?
    - Je m’appelle Elaure. Je suis étudiante en RFAUN. En Réaction Face A Une Nouveauté.
    - Je ne connais pas cette profession.
    - Oh, c’est normal. »
    C’est normal ? Je commence à être agaçée : tout paraît normal à tout le monde, et moi je ne sais même pas qui je suis, et où je suis. Je reprend séchement :
    « Mais enfin, que c’est-il passé ?
    - Selon toi, à quelle époque sommes-nous ?
    - Au XXIe siècle ! »
    Elle me regarde, stupéfaite, comme si j’avais fait une blague.
    « Au XXIe siècle, reprend-t-elle en écho, songeuse. Non, nous sommes au XXIX siècle, le 17 Janvier 2842. Mon bureau a une vue splendide sur la ville et ses bâtiments modernes, la végétation s’est développée, et la température a tellement augmenté en raison de ce que nous continuons d’appeller le réchauffement climatique que si l’on sort dehors sans combinaison thermorégulatrice,on mourrait de chaleur. En somme, c’est tout à fait normal que tu ne connaisses pas la RFAUN. »

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  23. LIVRE 2

    Coup de poing fulgurant dans l’estomac. Mes premières pensées vont à ma famille. Où sont-ils ? Savent-ils seulement que je suis quelque part en 2842, aspirée par je ne sais quelle faille spatio-temporelle ? Elaure prend gentiment ma main :
    « Ne t’inquiète pas, nous allons trouver un moyen de te renvoyer chez toi.
    - La machine dans le temps ? »
    Elle sourit, mi-gênée mi-étonnée.
    « Nous ne savons pas voyager dans le temps. Ce que certains appellent la 4e dimension a ses caprices, les distorsions temporelles. Mais tu n’es pas la seule Voyageuse. Tiens, à ce propos… »
    Elle lève les yeux vers la porte entrouverte : un jeune homme s’approche du bureau. Il est extrêmement beau : c’est cette lumière droite et franche qu’il a dans les yeux, ses cheveux bruns en bataille, cette façon de se déplacer, à la fois assurée et discrète… Sa façon de se déplacer ? Ouh là… C’est sûrement un contrecoup du voyage dans le temps. J’ai du mal à m’y faire : je suis une « Voyageuse ». Moi ?
    Elaure invite le jeune homme à s’asseoir et nous présente :
    « Charles, voici June. Victime d’une distorsion temporelle. »
    Elle prend ça avec une étonnante décontraction, comme si ces voyages faisait partie d’une routine.
    « Bon, je vous propose de vous changer les idées. Charles, tu vas accompagner June et lui faire visiter la ville. Voilà les clefs du studio 98, vers Abbey Road. » Elle a des intonations de femme qui a l’habitude de mener tout le monde à la baguette. Se tournant vers moi, elle sourit largement et reprend : « Chère June, tu vas vivre en colocation quelques temps avec une autre Voyageuse, Juliet. C’est une jeune fille charmante, qui est arrivée il y a un peu plus d’un an. » Elaure nous raccompagne à la porte.
    « Encore une chose : Charles va te donner une TR, une Thermo Régulatrice, ou encore une combinaison hideuse et néanmoins vitale pour supporter la chaleur écrasante sans succomber. Tu trouveras dans une poche un écran de contact afin d’entrer en communication avec moi en cas de problème ou de simple question. Ca va aller ?
    - Oui, j’espère.
    - Charles est là, de toute façon. Tu peux également lui parler via l’écran de contact. Ce dernier est très simple d’utilisation, rassures-toi.
    - Merci. »
    Je suis terrorisée. A quoi va ressembler le monde au XXIX ? Enfin, à quoi ressemble-t-il maintenant ? Charles m’escorte sans parler, bien qu’un léger sourire le fasse rayonner. Nous marchons quelques mètres, et pourtant il me semble que c’est une éternité. Nous arrivons enfin face à une porte, identique à celles que nous avons vues dans les couloirs.
    « Ca va aller. » Sa voix est chaude et apaisante. Mais je ne suis pas rassurée pour autant. Il s’empare de la poignée, laquelle émet un petit clic !, et la porte s’ouvre.
    J’avais imaginé un tas de choses concernant cette ville en 2842. Mais ça… Non, ça je n’y avais même pas pensé.

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  24. Dans deux jours, un texte ou un poème sera mis à l'honneur. Une petite interview à la clef ? Bonne chance !

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  25. LES CITES

    LIVRE 3

    Le futur : ce mot m’évoque quelque chose de blanc, de bleu, d’aseptisé, un peu comme le lieu dont je sortais. Un lieu totalement opposé aux Cités, en fait. Ces dernières sont un charivaris de couleurs, de sons, de senteurs qui me rappellent un peu le marché oriental. Un lieu plein de vie où les gens s’interpellent et discutent dans une langue légèrement différente de la mienne, aux accents plus traînants et aux syllabes plus liées. Charles m’emmène vers l’extrémité de la ville, et nous passons devant des dizaines de stand de tissus brodés et de bijoux ciselés, de nourriture odorante (tout le contraire de la nourriture en boîte que les savants du XXIe avaient prévue !), de meubles aux formes étonnantes et aux matériaux disparates. Une petite capsule de plexiglas transparent nous attend : Charles pose délicatement la partie de son gant renforcé située vers sa paume sur le capteur sensoriel, et la bulle se met en marche : petit bruit d’animation, ronronnement félin, tout y est. Je m’assois sans un bruit sur un (siège ?) morceau de cuir qui prend exactement ma forme (confort garanti). Il fait beau, très chaud, la température avoisinant les 57° degrés Confry (une nouvelle unité de mesure post-XXIe, on dirait.) Nous volons a présent au-dessus de rails aux propriétés supra-conductrices, autrement dit en lévitation. Je me détends un peu : Charles est bon pilote, je le vois à ses gestes posés et calmes. Nous nous engageons sur une petite voie peu fréquentée et il se met à parler.
    « Alors comme ça tu viens du XXIe ? C’est comment ?
    - Heu… »
    Très malin. Charles sourit et reprend :
    « Pardon, tu dois être assez déboussolée. Nous quittons en ce moment les Grandes Places, où ont lieu animations et foires. C’est la saison des marchés, il fait beau et les gens sortent se promener avec leur TR. Et Juliet, ta future colocataire, habite dans un quartier pittoresque et plutôt vivant, les Lampions.
    - C’est un joli nom.
    - Oui, c’est vrai. »
    Il marque un temps d’arrêt, et j’en profite pour poser la question qui me brûle les lèvres.
    « Dis, comment est Juliet ? Plutôt organisée, mauvaise cuisinière ? Parce que moi, je loupe même les oeufs au plat…! » Lancè-je en une boutade amusée. Je suis très impatiente de rencontrer ma future amie; peut-être venons-nous de la même époque ! Charles a un air gêné que je remarque à peine.
    « Hum, je pense que vous vous entendrez bien. Vous vous… ressemblez. »
    Son visage marque une expression dubitative que je ne lui connais pas, et le silence se fait finalement, reposant. Nous arrivons finalement face à une jolie maison aux formes et couleurs changeante, une Habitation Intelligente dixit Charles. Je sonne à la porte. Des pas se font entendre, et la porte s’ouvre.
    Et j’ai devant moi mon sosie. Parfait.

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  26. Safran : C'est génial, j'adore ce que tu écris !

    Bon, je posterai bien un poème mais je n'ai pas tellement d'inspiration, là... Ou alors je peux poster un court texte. Je vais regarder ce que j'ai dans mes documents ou essayer d'écrire un texte et si je trouve quelque chose, je poste ! Parce qu'en ce moment même, je n'ai pas trop d'inspiration. Mais je vais essayer. Bref.

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    1. Merci beaucoup !! Et surtout oui, dès que tu as un brin d'inspiration ou des vers qui te viennent en tête, n'hésite pas à les poster : il seront vraiment à leur place :)

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    2. D'accord, merci beaucoup ! :) Et de rien. ;)

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  27. Bon, je poste un poème que j'avais déjà posté sur JB. Il est bizarre mais bon... Et puis je vais essayer d'en écrire un nouveau, un que je n'aurais pas déjà posté. :) (J'espère qu'il apparaitra correctement, avec les vers à la ligne et tout)

    Une histoire sans vie
    
Mon histoire restreinte 

    Je n’ai plus d’envies

    Mes humeurs changent de teintes
    
Arbre perdu
    
Chant lointain 

    Espoir retenu

    Mensonge vilain 

    Vie monotone

    Ouvre-moi encore 

    Tonnerre, sonne

    Je ne veux plus d’or

    Un pas lent vers la fin
    
Ou le début d’un autre
    
Pensées s’évadant

    Je ne suis qu’une enfant
    
Plaisir d’arrière
    
Futur obscur

    Plus de barrières 

    Feu de brûlures

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  28. J'aurais aimé te faire pleurer
    Te faire douter, te faire souffrir
    J'aurais aimé te pardonner
    Et à nouveau te voir sourire
    Mais tout ça ne ne l'ai pas fait
    Parce que longtemps j'ai cru en toi
    Tu me disais "je te promets"
    Et j'aimais être tout près toi
    Mais je n'en peux plus aujourd'hui
    Je veux partir et je veux fuir
    Pour moi c'est largement fini
    Tes mots ne me blesseront plus
    Je disparais bien loin de toi
    Ton cœur ne me touchera plus
    Tu n'existes déjà plus pour moi

    Voilà un autre poème, tout aussi moyen...

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  29. Désolée, désolée, je fais n'importe quoi. J'avais oublié un vers, sur mon précédent poème. Je le reposte donc. :)

    J'aurais aimé te faire pleurer
    Te faire douter, te faire souffrir
    J'aurais aimé te pardonner
    Et à nouveau te voir sourire
    Mais tout ça ne ne l'ai pas fait
    Parce que longtemps j'ai cru en toi
    Tu me disais "je te promets"
    Et j'aimais être tout près toi
    Mais je n'en peux plus aujourd'hui
    Je veux partir et je veux fuir
    Pour moi c'est largement fini
    Je ne veux plus rien reconstruire
    Tes mots ne me blesseront plus
    Je disparais bien loin de toi
    Ton cœur ne me touchera plus
    Tu n'existes déjà plus pour moi

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  30. Tout aussi superbe, tu veux dire !!! Tu manies les mots avec quelque chose de fort, de profond. Bravo !!

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  31. Merci Safran, ça me fait plaisir ! :)

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  32. J'ai beaucoup aimé les quatre haïkaï de Feuy ! Mais ça a été dur de choisir !!

    Astre réchauffant
    Crépuscule orangée du soir
    Lumière dorée.



    Lumière éclatante
    Espoir renaissant de ses cendres
    Renouveau.


    Papillon blanc
    Faisant mouvoi ses ailes
    Monte vers le ciel.


    Oiseau du bonheur
    Décolle vers le ciel
    Espoir et printemps

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    1. Ils sont magnifiques ! Bravo Feuy. :) J'aime beaucoup les deux derniers mais tous, sont beaux. J'aime beaucoup ce que tu écris.

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    2. Les tiens aussi sont superbes Bokalieee !!! Ca a été très dur de choisir !!!

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    3. Merci Safran ! Mais en plus, je n'ai posté des poèmes que les deux derniers jours. Et puis, ceux de Feuy le méritent amplement.

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    4. Voici un autre poème que j'ai écrit il y a longtemps. Il n'est pas super et n'a pas vraiment de sens mais je le poste quand même. :)

      Je voulais voir le ciel
      Toucher du doigt la lune
      Baisser mon visage frêle
      Sur la douceur des dunes

      Danse sous le feuillage
      Tourne la tête et souris
      Oublies tes soucis de tout âge
      Et de nouveau aime la vie

      Il brille sous le soleil
      Ne pense plus et s’enfuit
      Ses pensées sont vermeilles
      Il retrouve sa liberté tant chérie

      Elles sont là vêtues de noir
      A attendre que la neige recouvre leurs pas
      Elles espèrent y croire
      Et ne craignent pas le froid

      Nous, on est là
      On regarde au loin
      Ces silhouètes là-bas
      Qui ravalent leur chagrin

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    5. Merci beaucoup Safran ! Il faut que je poste plus de poèmes et que je commente les vôtres, aussi. Je le ferai peut-être ce week-end, je ne peux pas rester tout de suite. :) Encore merci !

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  33. Oh merci Safran ! Ça me fait énormément plaisir. J'ai juste fais une faute c'est "mouvoiR" ! Merci encore et beaucoup. ;)

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  34. POEME DE FEUY

    De l’ocre du soleil couchant,
    On passe aux feuilles d’un rouge flamboyant
    Ballades mélodiques, balades dans les bois
    Chanson murmurée, je marche sans toi.
    Une larme perle au coin de mon œil,
    Le vent souffle, tombe une feuille
    Aux couleurs orangées et obscures
    Elle tournoie, dans l’air froid et pur.

    Automne.

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    1. Un très beau poème aux couleurs de l'automne ! J'aime beaucoup. C'est beau, simple, poétique, léger.

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  35. Et de Feuy encore, un texte harmonieux aux couleurs de l'automne :

    > Un sentier de terre menait à la forêt; dans l’air du soir flottait un parfum boisé. Je continua tranquillement en chantonnant une mélodie ancienne et joyeuse. De mes grands yeux ébahis je contemplais cette nature enchanteresse. Devant tant d’harmonie, ces couleurs chatoyantes dansaient, teintés de couleurs chaudes.
    >
    > Je marchais, les yeux dans le vague, perdue dans mes pensées. Un bruit me fit sortir ma torpeur. Soudain et sourd. Je retins mon souffle et attendis. C’était tout proche.
    >
    > Deux envies me déchirèrent. Soit, poussée par la curiosité, aller voir; soit fuir. Juste fuir. La première s’imposa clairement dans mon esprit.
    >
    > Lentement, parmi les arbres, je m’approche…
    > La nuit tombe doucement. Et je me perds dans cette nature aux couleurs sombres et dangereuses. Hostile. Je pousse un cri. Déchirant.

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  36. J'aime beaucoup ton texte, Feuy ! La fin tombe lentement, et ça fait changer l'univers calme et doux du début. C'est très bien écrit ! Juste, ça se dit "Je continua" ? Si c'est au passé simple, c'est "Je continuai". Ou alors je me trompe. Je ne sais pas. :)

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    1. Merci Boka ! Je crois que tu as raison mais la conjugaison ce n'est pas mon fort vous n'avez sûrement remarqué !

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    2. De rien. :) Non, je ne trouve pas que tu fasses beaucoup de fautes, au contraire.

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  37. Brillance. Etoiles contraires, sombres, lumière qui tombe.
    Chaleur. Feu, terre, braises rougeoyantes sous les bûches brulées.
    Saveur. Fruits des arbres, sucre salé, farine ajoutée dans un mets de choix.
    Indifférence. Regard qui se tourne, méandres ondulantes, pensées indéchiffrables.
    Souffrance. Larmes, sable qui s'écoule, cristal effilé.
    Main tendue. Vers toi, confiance. Tu n'es pas seul, la lanterne est allumée sur ton chemin.
    Temps. Aiguilles forgées, verre convergent, sablier.
    Soir. Etoffe sombre et perles de lumière.
    Amour. Danse, regards. Toujours, confiance, mains, murmures dans le silence de la ville qui s'éveille.
    Vie.

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  38. Un poème que je devais écrire et rendre à ma prof de français en l’écrivant sur le modèle du poème « Liberté » de Paul Eluard :
    PAIX
    Sur le flot des torrents
    Sur la terre argileuse
    Sur mon coeur attentif
    J’écris ton nom
    Sur le bois sec et noble
    Sur la pâte fine et blanche
    Sur les pensées lointaines
    J’écris ton nom
    Sur le fer et l’acier
    Sur le sable mouillé
    Sur mes yeux brillants
    J’écris ton nom
    Sur les brises iodées
    Sur les hautes montagnes
    Sur mes lèvres déployées
    J’écris ton nom
    Sur la terre labourée
    Sur les épis dorés
    Sur les chants et les hymnes
    J’écris ton nom
    Sur le cristal pur
    Sur le soleil de feu
    Sur les matériaux nobles
    J’écris ton nom
    Sur mes rêves les plus fous
    Sur les couleurs du ciel
    Sur le lait et le miel
    J’écris ton nom
    Je voudrais que tu sois
    En chaque lieu de la Terre
    Je voudrais te chanter
    Mon idéal
    Paix.

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  39. L’ETE

    La butte, verdoyante colline
    N’a pas rebuté nos corps épuisés
    Même si, de par nos chaussures fines
    Nous avons payé le lourd tribut de la montée
    Les pensées à l’envers, les coeurs à l’unisson
    Nous avons écouté les chants du silence
    Et je puis assurer, en ma pleine conscience
    Que jamais choeur ne fut si paisible.
    Lorsque nous avons vu ensemble le soleil
    Dardant ses traits de feu vers la terre nourricière
    Embraser l’horizon et donner à la terre
    Un camaieu d’orange et de rouge vermeil
    Nous avons regardé
    Bercés dans une douce quiétude
    Monter le voile opaque tapissé d’étincelles
    La Lune et son cortège aussi pures et belles
    Que des cristaux de glace sortant d’un hiver rude
    Une brise légère a fait grincer doucement
    Les pales de bois du moulin des fatigué.
    Les tiges frêles ployaient sous la brise
    Et l’herbe ondulait sous nos corps reposés.
    Il fait beau, c’est l’été.

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  40. AU TEMPS…

    Les arbres secs face à la mer d’émeraude
    Dont pendent les branches, chargées de figues et d’oliviers
    Sont un rempart solide, vieux de mille années
    Protégeant fidèlement les murs de la cité.
    Les pierres grises se jouent du temps, du vent,
    L’eau claire des fontaines capturent le soleil
    Et ce morceau de ciel bleu que j’ai vu dans tes yeux.
    Ô temps ! Sable ténu, grains de poussière
    Gardant jalousement les souvenirs, gardant prisonnières
    Les souvenirs de ceux qui ont voulu oublier.
    Ô temps ! Tu es cerné : de toute part
    On t’assaille pour cette ville grecque
    Dont tu as confisqué les beautés du passé.
    Milles rubans d’ébène et d’or blanc
    Dont les plis scintillants miroitent au soleil
    Et sur l’onde, le spectacle sans pareil
    Des eaux tourmentées épousant le soleil.

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  41. Wa ! Tous tes poèmes sont magnifique, Safran ! Désolée de ne pas les commenter un par un mais je dois bientôt partir.
    Vraiment, ils sont vrais, beaux, profonds. Tu trouves si bien les mots ! Bravo, tout simplement.

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  42. Salut je suis un tout nouveau membre, comme j'aime bien écrire des poèmes je me suis dit que ce bloc avait l'air sympa. Voilà un poème que j'ai écris hier soir à peine :

    Quand le vital espoir noirs manque
    Vers le ciel nos pupille se tournent
    Et continue cette cruelle attente
    Qui peu à peu , lentement, nous enfourne

    Car la où certains voient la perfection
    D'un être ayant une réponse à chaque question
    D'autres, plus infortunés
    N'y perçoivent que la beauté
    Des ténèbres étoilés

    Mais alors qui prier?
    Qui questionner?
    Tel est la malédiction des tristes amateurs de la réalité

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    1. Oui, bienvenue à toi, moebius ! Tu es un garçon ? Tu as quel âge (tu n'es pas obligé(e ?) de répondre aux questions, bien sûr) ?

      Sinon, j'aime beaucoup ton poème, c'est très beau !

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    2. Merci beaucoup, Je suis bien un garçons et j'ai presque 17 ans :) et je suis plus (en général ) dans la poésie d'idée

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    3. De rien. ;) Ah oui, tu es plus âgé que nous, donc. D'accord pour la poésie, c'est super !

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  43. Pas tant que ça ^^ Une internaute a vingt ans !

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    1. Ah bon ? Je ne savais même pas. Ah si, c'est peut-être Marinette ? Mirage ? Enfin, je ne sais pas. :)

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    2. Eheh oui. Je lui ai parlé sur un (plusieurs même) article de son blog. Elle pensait qu'on avait environ meme âge. ^^
      Bienvenu à Moebius !
      Ton poème est si profond. C'est plus que de la beauté ou une vague contemplation regardée d'un œil morne. Non ces n'est pas ça. C'est plus une recherche de la vérité. Une idée précise exprimée mystérieusement. On se doit d'y réfléchir.

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  44. Les gouttes chutent, unes à unes, comme un sablier éternel. L'odeur de la cigarette domine, plane, et glisse, frôlant le goudron.
    Le gris s'empare de ma vue. Une tâche jaune contraste, elle nage dans cette mer tumultueuse. Un parapluie.
    Des ombres errent, pressées, au gré du vent, éphémères.
    Une lointaine trompette souffle plus fort que le vent.
    Une seule ombre persiste. Assis, un homme supplie, les deux mains liées vers l'océan inversé. Ses larmes tracent des chemins purs sur la saleté de ses joues. Un halo se dégage. Ô mais que demande-t-il ? Mon Dieu, dites le moi.
    Son regard, giflé, se tourne vers les fleurs fanées, inertes, entourées d'une banderole bleue, blanche et rouge.
    Adossé contre un mur noirci, quelqu'un attend. Forme Indistincte, qui semble avalé. Il possède un Temps si différent... Il est perdue, mais vivant. Tous ces obstacles, ces coups et ces crachats reçus en pleine face. Il est vivant.
    Des lettres délavées s'imposent en relief. Des petites étoiles, au coin de ces lettres brillent. Regarde le ciel... Voilà ce qui est écrit. Le ciel aussi tourmenté que l'esprit des ombres...
    Un air malsain traîne sur la ville. Envoie des signaux lancinants au cerveau. La face calme. Les pensées bouillonnantes.
    Le silence pèse, une voix chante. Éraillée. Elle parait si heureuse, comme intouchable. La tête entre ses mains, elle danse. Elle éparpille ses étincelles.

    Les étoiles des lettres brillent, la trompettes sonne, le parapluie nage, la femme sème.

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    1. Je t'ai déjà dit ce que je pensais de ton texte. Très beau, très poétique. J'aime beaucoup. Bravo !

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  45. Voici le texte que j'ai envoyé pour le concours de Charlotte (en deux parties)

    AUX TEMPS D’AVANT…

    Il fait froid. Cela fait bien deux heures que je suis assise ici, grelottante, et même ma chaude capeline ne parvient pas à maintenir une température acceptable. Quelques passants se hasardent dans ce parc d’ordinaire si vivant et si plein, leurs manteaux boutonnés jusqu’au col dans une vaine tentative de réchauffement. Un brouillard épais camoufle la ville au-delà d’une centaine de mètres, et je n’aperçois des hauts immeubles que quelques lumières tremblotantes qui s’allument et s’éteignent à intermittence. Mes pensées vagabondent, je rêve à d’autres lieux plus chauds, plus accueillants, je pense à quelqu’un que je n’ai pas vu depuis longtemps, que j’aimerais prendre par la main et emmener par de petites ruelles pavées au plus haut point de la ville, sur une petite corniche qui surplombe les toits des maisons solitaires et qui toise de haut les immeubles lézardés. Un endroit où règnent paix et silence et où je viens me réfugier quand le besoin s’en fait sentir. Des bancs de bois usés par le temps, la pluie, couverts de graffitis et de mousse jaunâtre accueillent les promeneurs solitaires que la montée ne rebute pas.

    Mais mes rêveries sont chassées par la même pensée obsédante : ce petit mot plié et déplié des dizaines de fois, sur lequel on a griffonné à la hâte un Parc de Belleville, banc des îles lointaines, 19h27, que je froisse nerveusement dans ma paume moite. Bien mystérieux, ce message ! Le parc de Belleville est connu de tous et se situe à Paris, dans le 20ème ; 18h27, soit. Un rendez-vous on ne peut moins précis. Mais c’est le « banc des îles lointaines » qui attirent mon attention. Il n’existe pas, du moins pas pour un passant non averti : ce nom remonte à plusieurs années, du temps où Gabriel était là. Gabriel. Mon meilleur ami, mon confident. Nous nous connaissions depuis nos huit ans, alors qu’il était nouveau dans mon école d’alors, et que je lui avais parlé la première. Ce drôle de garçon aux cheveux en bataille, grand pour son âge, au regard triste et à la haute taille était devenu mon ami, et nous étions inséparables.

    Pour en revenir au banc, ce nom étrange lui avait été donné lors d’un de nos jeux d’enfants : j’étais le mousse maladroit mais drôle, et lui un capitaine plein de bravoure et de bon sens : nous nous inventions des histoires par-delà les mers, et ce banc était notre bateau. Les cailloux un peu brillants, les bosquets coupés ras et les passants pressés devenaient trésors perdus, îles à découvrir des pirates brutaux ; l’imagination était notre source d’inspiration, au même titre que L’île au trésor de R.J Stevenson, lu par Gabriel, et que les petites figurines peintes dont je faisais la collection. Ce temps est loin, mais pas révolu. Ma part d’enfance est presque intacte.

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  46. A la lecture de ce message glissé sous ma porte (avec la connivence de ma logeuse ?), je me suis assise, en proie à l’émotion. Gabriel, j’en étais sûre ! Un bref regard vers l’horloge murale m’indiquait qu’il était seize heures dix-sept. Le temps d’enfiler ma capeline beige, une paire de bottines chaudes et un pull de laine, et de courir vers le parc qui était pourtant loin de chez moi, j’arrivai au banc à seize quarante. Il faisait encore jour, et les arbres parés de givre scintillait sous le soleil de la fin de journée. Des enfants jouaient à se courir après, une jeune femme, visiblement étudiante en art, réalisait un croquis de l’une des statues couverte de lichen, un couple âgé se promenait lentement, au rythme d’une ballade, d’une ode connue d’eux seuls.

    Il est dix-huit heures. Plus que vingt-septs minutes à attendre avant de le revoir, après des années. La neige tombe en flocons épais, imbibant ma capeline d’eau et recouvrant les pelouses et les arbres d’un épais manteau gelé. Le chemin disparaît peu à peu, et je me retrouve bientôt seule sur un banc qui me fait penser à un îlot que la mer recouvre peu à peu. Réminiscence des nos jeux ? C’est l’hiver, Noël approche. Peut-être le passerai-je avec Gabriel ? Mais il est trop tôt, bien trop tôt, pour émettre ne seraient-ce que des suggestions. Il n’empêche que rien au monde ne me rendrait plus heureuse. Un vent glacial fait voletter mes cheveux fous, quand ils ne sont pas prisonnier d’un imposant chignon miel. L’hiver est pour moi la plus belle saison : les petits matins, quand le ciel se pare de reflets mauves, rose et or, je me lève plus tôt pour regarder par la lucarne. Tout semble fin, fragile : les flocons sont ciselés comme les plus fines des sculptures, la neige sous les pieds amortit le bruit ambiant… Tout est plus calme et plus silencieux. Et quand l’on sait que la nature se prépare, que de chaque arbre, chaque carré d’herbe, vont sortir de nouveaux fruits et de nouvelles plantes, il y a de quoi s’émerveiller.

    Dix-huit heures vingt. Le temps passe vite. Je savoure chaque instant, m’imaginant comment va se passer notre rencontre. La neige tourbillonne, le vent souffle à mes oreilles tandis que la température chute de quelques degrés supplémentaires. Plus un chat, je suis seule, assise sur un banc au milieu d’un parc dont les contours flous sont recouverts de neige. Au loin, la Dame de Fer étincelle.

    Dix-huit heure vingt-sept. Je retiens mon souffle, me recoiffe nerveusement. D’où Gabriel va-t-il apparaître ?

    Dix-huit heure trente. Il s’est passé trois minutes durant lesquelles la tension a été à son comble. Un maleström de pensées, de souvenirs, d’émotions, m’a envahie. Maintenant, seul subsiste le calme.


    Dix-huit quarante. Ma tête est vide, mon cœur aussi.


    Dix-neuf heure. Je me lève, lisse ma jupe d’un geste mécanique et m’empare de la courroie en cuir de mon sac. La neige tombe lourdement sur le sol. Gabriel ne viendra pas.


    Camouflé derrière un buisson, un jeune homme pleure à petits sanglots. Un pas, un geste pour la retenir ! Mais non. Trop de choses se sont passées. Il est parti sans rien dire, un matin, après avoir déposé un mot semblable à celui qu’il a glissé il y a quelques heures sous sa porte : Je pars. Pas d’autres explications.

    La neige tombe, efface les pas de deux jeunes gens qui partent chacun d’un côté, tandis qu’une oie sauvage et solitaire survole le parc et part vers le sud. Vers les îles lointaines.

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  47. Bonjour, je vient à peine de m'inscrire et je remarque déjà que la poésie règne dans cette rubrique. Moi j'écrit plutôt des textes donc j'espère qu'il seront appréciés...
    Safran: j'ai bcp aimé les trois passage de livre que tu a posté(fille qui se retrouve en 2842) et j'attend la suite ;)

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    1. Salut K&M ! et bienvenue sur le blog :)
      Je me tiens à ta disposition si tu as besoin de quelque chose !
      Les textes aussi peuvent être de la poésie, même si ils sont en prose ;) Et tous tes textes sont tous les bienvenus, tant qu'ils sont respectueux (une règle générale du blog) !! Si ils sont un peu, long, tu peux les poster en plusieurs fois ou encore me les envoyer, pour qu'ils apparaissent directement comme "article", un peu comme les "Aventures d'Aurian" par Adrien :)
      Merci beaucoup de ton compliment, je m'étais un peu arrêtée pour cette série mais je vais la reprendre ^^
      Bises,
      Safran

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  48. Ok, juste dit moi comment t'envoyer mes écrits.
    K&M

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    1. Par mail :) Tu peux passer par la rubrique "Contact/Partenariat".

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  49. Voici quelques poèmes que j'ai écrit:

    Quand une bulle arriva:

    Quand une bulle arriva
    Se posant dans ma main
    Pendant un instant resta
    Mais éclata soudain.

    Un jour éphémère
    Un jour perdu
    Volant haut dans l’air
    Bulle où est tu.

    De mille reflets chatoyant
    Belle bulle de savon
    Née par le souffle d’un enfant
    Survolant une maison.

    Légère comme une plume:

    Légère comme une plume
    En hauteur virevoltant
    Dans le ciel remplit de brume
    Dans le souffle des quatre vents.

    Je l’ai laisser voler haut pour toi
    Mon amitié aérienne
    S’envolant dans un grand sequoia
    S’envolant comme une reine.
    De Lucie.A

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  50. En voici aussi un autre poème:

    Le songe:

    Dans les bois de mon songe
    Quelque chose me ronge
    Un picotement
    Entre dans mon sang
    Est-ce la chaleur
    Est-ce la terreur
    Je n'en sais absolument rien
    Mais je le resens dans mes mains
    Il arrive d'un coup
    Un magnifique loup
    Je crie et saute de peur
    Je voie arriver mon heure
    Ensuite vers moi il cambre
    Et apparaît un collier d'ambre
    De l'ambre de la mer
    Celui de la colère
    Je me réveille en sursaut
    Et cogne mon verre d'eau
    Le rêve est fini
    Je suis dans mon lit.
    Lucie.A

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  51. Encore un poème. Je le trouve très moyens et j'aimerai avoir des avis.

    Mon nom est construit
    Mon nom est d'ici
    Mon nom n'est pas celui d'autrui
    Si on m'appelle je ne répond pas
    Car je ne suis pas
    Si on me tue
    Je ne suis plus
    Sans moi la vie sur terre
    Serait un calvaire
    Si on me détruit
    Il n'y a plus de vie
    Car mon nom aujourd'hui
    Il est tel que celui ci
    Liberty
    Lucie.A

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  52. oh zut !! mon concours s'appelle aussi "A vos plumes " !!

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    1. Il y a de nombreux forums qui portent ce nom ;) Ce n'est pas embêtant :)

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  53. Voici un poème que j'ai écrit pour essayer l'écriture de la poésie que je n'avais jamais tentée. Je doute que ce soit très poétique et compréhensible. N'hésitez pas à me donner quelques conseils pour que je puisse m'améliorer ! Merci d'avance

    Beauté
    La beauté est un mirage,
    Éphémère,
    Se dissipant au moindre brouillard,
    Solitaire …
    Tantôt dans le ciel,
    A caresser les nuages,
    Tantôt sur Terre,
    N’en résulte que des dommages
    Quand elle pleine de pureté
    Puissante, sacrée,
    Où peut-on la trouver ?
    Tant qu'elle ne s'est envolée ...

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    1. Je trouve ton poème très réussi. :)

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  54. Voila le prologue et le premier chapitre d'un livre que j'écris. Dites moi ce que vous en pensez j'ai besoin de conseille. Et je suis désolé pour les fautes d'orthographe.

    Le royaume de Damlacourt
    Prologue
    L’homme qui entra était grand, beau et blond. Ses yeux étaient marron et sa peau comportait une tache bleue près du coin de la paupière. Il entra et contempla l’enfant.
    Ce jeune nourrisson était une petite fille. Comme chez tous les membres de sa famille, une petite tache bleue s’était installée sur la peau au coin de l’œil vert. Sur son avant-bras, une spirale s’était formée : elle était d’un marron légèrement doré. Autour d’un de ses petits poignets potelés une gourmette en or pendait. Sur la petite plaquette recouvrant une partie du bracelet d’or, en lettre d’argent était écrit: Luna. Cette petite fille n’avait rien demandé à personne mais le poids de tout un empire reposait sur elle, même si elle ne le savait pas encore.
    Son père la regarda un court instant après quoi quelqu’un vint le chercher : il avait à faire ailleurs, mais il aurait pu rester des heures à la contempler, tellement il était ému. Sous cette carapace se trouvait un cœur tendre. Et c’est la larme à l’œil et déçu qu’il quitta la chambre. Quelques heures seulement après qu’Erso soit allé voir sa fille, l’attaque commença.
    Un homme assez grand, dont la cape trainait par terre entra dans la chambre du bébé. Son visage caché par un capuchon affichait un air malveillant. La chambre, bien que celle d’un nourrisson, était spacieuse et grande. Au centre de la chambre fleurie, un magnifique lit à barreau doré trônait. L’inconnu prit le bébé avec précaution après avoir poussé les petits volants de tulle et sortit silencieusement de la pièce, pour ne pas alerter les gardes. L’homme fit quelques pas et entendit les premières détonations qui annonçaient le début de l’attaque. Il entendit des pas derrière lui, bien trop tard pour se cacher - Eh !! Vous là-bas ! Que faites-vous ? cria Erso. L’homme au capuchon fit volte-face et avant qu’il ne s’en rende compte le bébé était dans les bras d’Erso. Celui-ci, bien que la situation ne s’y prête guère, sourit à l’enfant, qui lui rendit son sourire avant de tirer les boucles blondes qui pendaient au-dessus de son visage d’ange.
    L’homme à la cape laissa échapper un juron puis commença à courir après Erso pour récupérer l’enfant qu’il convoitait tant. A peine avait-il fait un pas que, soudainement une lumière aveuglante en spirale dorée apparut au bout du couloir dans lequel les deux hommes et l’enfant en larme se trouvaient. « Ce portail pourrait te sauver la vie » pensa Erso en regardant la petite fille dans ses bras.
    Le kidnappeur fut surprit un instant, ce n’était pas tous les jours qu’il voyait des portails, puis il se ressaisit. Erso courait vers le portail qui commençait déjà à se refermer, la lumière était de moins en moins vive. L’homme sous la cape eut un sourire et lança un couteau qui atteignit l’épaule du jeune homme blond. Celui-ci, ralenti par la douleur, trébucha, et le bébé qu’il tenait un instant auparavant dans ses bras fut engloutit par le halo doré.










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    Réponses
    1. C'est super ce que tu as écrit continue !!
      Je vais aller voir la suite sur ton blog
      Je sais que je réponds très tard (1 an après) alors j'espère que depuis tu as avancé et que tu n'as pas abandonné !

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  55. Pour voir le chapitre allez sur mon blog.
    J'ai un souci j'arrive pas à mettre le chapitre 1 ou alors il faudrait que ce soit étendu sur plusieurs commentaires

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    Réponses
    1. Ouah, je trouve que tu écrit bien sa me donne envie de lire la suite. j'espère que tu vas continuer et faire une grande histoire parce que sa ma l'air bien parti. :)

      L.A.

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    2. Et Lou peut tu me dire quel est ton blog s'il-te-plait.
      bises
      L.A.

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    3. Mon blog c'est labiblidelou désolé de ne répondre que maintenat.

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  56. Soupir et sourire
    Deux actions qui
    Font du bien

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  57. J'ai imaginé cette poésie lorsque je me suis disputée avec ma meilleure amie (désolé si il y a des fautes)

    Je ne lui pas donné de titre

    Mon cœur est partagé entre vengeance et réalité,
    Je peux te pardonner
    Mais tu ne cesse d'écouter,
    Ton mauvais coté
    Celui qui nous pousse à nous emberlicôter
    Je t'ai critiquer
    Mais nous nous sommes tromper
    Meilleures amies c'est pour la vie?
    Tout cela est dépasser!
    Que de phrases sur lesquelles nous avons jurer
    Nous nous sommes disputer
    Pendant tellement d'années
    Mais tout cela est terminer
    Tu ne veux plus m'écouter
    Mais je veux te retrouver
    Mon amie, notre amitié...

    J'espère que vous avez aimé...
    Je fais aussi des BD... j'ai demander a Safran si je pouvais les mettre sur ce blog elle m'a répondu oui et même avec plaisir donc je vais essayer de les scanner pour pouvoir les mettre sur le blog (si j'y arrive,:) l'informatique et moi ça fait deux)
    si tu ne vois pas qui je suis Safran souviens-toi lors de l'interview de l'auteur de petit conte à régler, à la fin je suis venue tu voir en te posant cette question : pourrai-je mettre mes BD sur ton site...

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  58. L'Extraordinaire phénomène
    Impossible, Winog m'avait oublié après tout ce qu'on avait vécu ensemble! Tout cela était de ma faute.
    Dénoncer et trahir Winog pour le livrer ensuite à de parfaits inconnus fut la pire erreur de toute mon existence et je me demandais bien ce qu'ils avaient fait pour qu'il perde soudainement ses souvenirs et même sa mémoire. Je sais que c'est juste un androïde mais de là à changer ses pensées !!! Je souris car je ne voulais pas le décevoir s'il croyait que j'étais une nouvelle amie, je devais continuer à jouer le jeu. Damon et Luna me regardaient; ils savaient qu'au fond de moi je voulais pleurer. Auprès de moi, je sentais qu'Iroise éprouvait le même chagrin et la même douleur que la mienne. La défunte Iroise est maintenant un fantôme, moitié humaine, moitié divine, elle est d'une merveilleuse beauté , vêtue d'un drap blanc, elle veille et garde le collège La Lune Verte en sécurité. Elle avait été empoisonnée par l'enchanteresse jalouse de sa beauté. Au début, le but d'Iroise était d'effrayer les personnes qui étaient de mauvaise foi; mais M.Sming, un vrai génie, avait changé son rôle envers les élèves et les professeurs du collège. Cette année, je ressens depuis quelque temps une certaine amitié pour ce fantôme, à cause de son attachement ou parce qu'elle m'offre sa sollicitude à moi seule? Winog me regarda et me dit: " Tu es triste Belen?" son visage reflétait une personnalité attachante. Bizarre! S'il avait été transformé par des inconnus malveillants pourquoi auraient-ils créé un nouvel androïde agréable et charmant. Quel était le but des ravisseurs de Winog? Voulaient-ils me conduire dans un de leurs pièges? Que voulait le nouveau Winog de moi!? Tout ça m’effrayait, me faisait peur. Je sentais que Luna percevait certains de mes sentiments mais il n'y avait pas qu'elle, Paloma pensait que Toby, l'étalon bouton d'or de la ferme du collège La Lune Verte, sentait la même chose. Alors Luna, sûre d'elle, sortit son carnet pour dessiner les présages possibles, ça se voyait qu'elle avait de très mauvais pressentiments.
    Soudain, au sommet de l’Alpharillo, un coucher de soleil, éblouissant la vue fantastique sur l'océan Pacifique, créa un mouvement d'affolement parmi mes camarades. Je regardais ce phénomène surnaturel qui présageait un cataclysme imminent pour les personnes de ce monde parallèle, en pensant que cela aussi était de ma faute. Puis, un à un, accouraient des couloirs du collège, les professeurs qui craignaient qu'il nous arrive quelque chose. Mme Péthinia, tout en observant ce phénomène avec stupéfaction, nous dirigea très lentement vers sa classe. Pendant que l'on attendait la fin de ce moment incroyable, Mme Péthinia faisait son cours de biologie comme d'habitude, comme si le temps était sans importance. A la fin de ce coucher de soleil terrifiant, M.Salron, professeur qui nous enseigne la langue elfique et qui devait nous faire cours juste après la pause de 11h, nous autorisa à rentrer chez nous.
    Que s'était- il passé? Je ne comprenais plus...

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    Réponses
    1. Un super texte ! Certains passages donnent l'impression de se passer à Poudlard et les actions mêlées aux flash-back et aux pensées de Belen sont très bien dosées, rythmées. Un petit conseil, fais juste attention à la concordance des temps parfois, mais c'est un texte plein d'imagination !! C'est génial, bravo !! :D

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  59. Différents mais identiques

    Dans ce lieu joyeux,vous êtes réunis tous deux,
    Sans aucun doute pas pour les mêmes raisons.
    D’ailleurs, je les ignore comme les bleus,
    Qui apparaissent quand je reprend mes émotions.

    Mais surtout, c'est lorsque vous me laissez tomber,
    L'un comme un caillou pour aller les voir là-bas,
    Et l'autre, en essayant d'être délicat,
    Que mon cœur saigne sans pouvoir vous empêcher.

    Je tente de vous oublier, sans grands espoirs,
    Car vous arriverez toujours à revenir,
    Pour tenter de m'avoir avec des mensonges noirs.
    Et juste après, vous me rejetez avec mépris.

    Mais dans tous les cas vous vous en réjouissez,
    Car pour vous ce n'est simplement qu'un petit jeu.
    Mais je pourrais plus vous regarder dans les yeux
    Qui représentent mon amour pour vous passée.

    (pour Safran : pour me pardonner de ne plus continuer le récit et ce que je fais à la place ! désolée !)

    Alex

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  60. Appuyer sur pause
    Suspendre le temps
    Rien qu’un instant.

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    Réponses
    1. On dirait un haïku :) Très paisible

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  61. Elle marche
    Vite
    Elle marche
    D'un pas décidé
    Elle marche
    Vers une destination qu'elle seule connaît
    Elle marche
    Traverse les rues, la avenues, la carrefours
    Elle marche
    Ne l'arrêtez pas
    Elle marche
    Vers un but, son but
    Elle marche
    Vers son rêve

    RépondreSupprimer
  62. Parfois tu es curieux
    Et tu descends sans mot
    Et tu vas les voir
    Ces élèves d’en-bas
    L’un vient au tableau
    Un grand tableau noir
    Debout il se tient droit
    Et commence à parler
    T’en souvient-il ? Un soir
    La tête dans les bras
    Tu étais fatigué
    Tu t’étais endormi
    Des bruits feutrés de pas
    T’avaient réveillé
    Au beau milieu de la nuit
    Quelqu’un te murmurait
    Des mots.
    L’élève se reprend
    Se corrige
    Rougit.
    Zut.
    Je me suis trompé
    Je ne le connais pas
    Son fichu poème !
    De toute façon c’est vieux
    Vieux comme Mathusalem.
    Et ça ne m’aiderait pas
    A trouver un métier !
    Dans ces moments-là,
    Tu t’approches de l’élève
    Et tu les lui rappelle
    Tous ces vers oubliés .
    Parfois il les reçoit
    Et parfois ces mots lèvent
    Comme du pumpernickel
    Ou de la pâte feuilletée
    Parfois il n’entend rien
    Trop occupé à geindre
    Que ces mots sont idiots
    Et qu’il vaut mieux se plaindre.
    Dans ces moments-ci
    Tu repenses à ce soir
    Où caché dans le noir
    Tu les as écris.
    Hugo, Apollinaire, Rimbaud
    Vous nous avez confié
    Votre héritage de mots
    Gravés dans le papier.
    Merci de nous montrer
    Que les mots sont éternels
    Encore mieux que les diamants
    Et les pierres qui étincellent.

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  63. Artisan
    Doigts de papier
    D’encre, tout tachés
    Griffonnés
    Des mots.
    Tu construis
    Tu bricoles
    Tu inventes
    Tu crées
    Tu rêves
    Tu imagines
    Tu crois
    Tu affines
    Et entre tes doigts
    Tu as fini
    De les tailler
    Longuement
    Sur le bout de la langue
    Tu les a goûtés
    Lentement
    C’est sans forme, sans consistance
    Ca ne ressemble à rien
    Même pas à un poème
    Même pas à des rimes
    Parfois tu essayes
    De leur donner une forme
    Parfois tu te brimes
    Parfois tu reprends
    Des mots que tu avais aimé
    Des mots que tu avais pioché
    Des mots drôles, étonnants, émouvants, rares, oubliés
    Une longue suite de mots qui traduisent tes pensées.
    A quoi servent les mots ?
    A quoi ça sert de lire ? D’écrire ?
    Pourquoi tout inventer ?
    Une voix te chuchote
    Les mots t’aident à vivre
    Les mots t’aident à parlers
    Et toi tu deviens ivre
    De mots et de papier
    Tu te relis à peine
    Tu hésites
    Tu n’oses pas
    Premier texte
    Depuis des mois.
    Tant pis
    Cette bouteille
    Tu la jettes à la mer
    Quelqu’un la ramassera
    Délavée
    Plus de sens
    Simplement
    Du papier
    Détrempé.
    Quelqu’un s’exclamera.
    Un mot, n’importe quoi
    Une expression de joie
    Surprise.
    Et dans la brise iodée
    Ce mot échappé
    Sera la suite des tiens
    Couchés sur le papier

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  64. Dagastar_Vie suspendue

    Chapitre 1

    Je contemple les étoiles de la nuit éternelle dans laquelle je vis. C'est beau, c'est mystérieux. C'est pour ça qu'on a perdu la notion du temps, à cause de cette illusion de nuit qui dure toujours, sans lever de soleil. Ça fait tellement longtemps que je les regarde, avant de dormir. Mais depuis combien de temps ? Je ne sais même pas quel âge j'ai. Je sais à peine ce que ça veut dire, de toute façon. Année, mois, semaine, jour, heure... Tout ça n'a plus de signification. Il faudrait recommencer un "calendrier", redéfinir toutes ces durées du passé. Ici, le temps ne s'écoule pas comme là-bas, mais même si on a réussi à les déterminer il faudrait modifier tous les appareils électriques, et ça c'est impossible.
    Alors un jour ne dure jamais autant que le précédent ni le suivant. On ne sait pas quand s'arrêter. On vit dans un brouillard de temps. Mais je ne peux pas dire que c'est bizarre. Je suis née avec. Je ne sais pas quand je suis née. Mes parents non plus. Personne ne sait. Personne ne se rappelle quand on a construit Dagastar.
    Je quitte la véranda en forme de bulle et retourne dans ma chambre sombre, à l'étage, dont les petites ouvertures rondes me laissent apercevoir quelques étoiles. J'attrape un livre que ma mère veut que je lise, Le seigneur des anneaux. Elle dit que c'est plus ou moins le livre qui a inspiré tous les autres auteurs de fantasy. C'est pas mal. Je ne lis pas trop de livre. Il en reste tellement peu, par rapport à avant. Mais il n'y avait pas assez de place pour toutes les œuvres artistiques. Beaucoup ont disparut.
    J'appuie sur un interrupteur et l'échelle translucide parcourue de filaments bleus qui mène à mon lit se déploie. Je l'empoigne, le livre à la main, puis elle remonte progressivement et la trappe se referme en dessous de moi. Autour de moi, tout est sombre, moins que dans ma chambre. On aperçoit les étoiles à travers le toit parfaitement transparent, encore en forme de bulle. Elles semblent si froides, et pourtant elles sont plus brûlantes que toute chose que l'on puisse trouver ici.
    Au fur et à mesure que je m'approche de mon grand lit, de petites lumières blanches s'allument une à une près de lui, de la gauche vers la droite. Je saute dedans et me recroqueville dans ma couette épaisse bien chaude.
    Il fait si froid ici. Beaucoup trop. Même avec cette combinaison isolante et ces couches de pulls. Ils ne pouvaient pas imaginer comme c'est difficile de vivre dans cette atmosphère (si je peux le dire), plus glaciale encore que les neiges éternelles, plus mordante que le vent d'hiver, pire que l'eau la plus froide.
    Non, ils ne pouvaient pas. Ils s'efforçaient de penser à l'instant présent plutôt qu'au futur. Ils ne voulaient pas savoir ce qu'il y avait après parce qu'ils avaient terriblement, horriblement peur de la suite. Même si j'aurais sans doute préféré vivre avant tout ça, vivre là-bas, je suis bien contente d'être née ici. Les autres ont beaucoup souffert. Un grand nombre n'a pas supporté. C'était la pire des catastrophes qu'il puisse nous arriver.
    Je sors ma tête de la couette et tape des mains pour éteindre les lumières. J'ai l'impression que la pièce est un frigo, mais un peu tiède quand même. Nous ne vivons pas non plus dans un congélateur. Seulement c'est difficile de chauffer tout Dagastar, construite comme ça dans le vide et dans le froid extrême. Si on met un glaçon dans un cube, il est toujours froid, non ? Eh bien c'est pareil. Sauf que le glaçon est infini, et que notre petit dôme de verre se réchauffe de plus en plus au fil des années.

    ***
    J'écris d'autres livres. Dites-moi si ça vaut la peine que j'en publie des extraits.

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    Réponses
    1. zo, criquet lumineux et nazgul en tongs a ses heures (amatrice de pseudos pourris a ralonge)4 septembre 2014 à 17:54

      bon ben... c toujours aussi chouette que la première fois que je l'ai lu^^
      mais je n'ai toujours pas compris ton histoire de glaçon

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    2. Ben chais pas si tu construis un truc dans du froid il se réchauffe pas....?????? enfin bon je me rend compte maintenant que c pas très logique alors je vais peut-être l'enlever...juste mettre genre "C'est dur de chauffer Dagastar tout entier avec les moyens du bord" passk'ils ont pas emmené ce qu'il fallait...???
      bon bref en tout cas j'écris plus vraiment hein

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    3. zo, criquet lumineux et nazgul en tongs a ses heures (amatrice de pseudos pourris a ralonge)13 septembre 2014 à 14:11

      SAFRANNNN!!!!!
      ou es tu???

      Supprimer
    4. j'aimerais savoir

      Supprimer
  65. Stp Safran peux-tu me donner des conseils ???

    RépondreSupprimer
  66. C'est la première fois que je fais un poème. J'espère qu'il est pas trop nul.

    Le voyageur

    Il avance à grand pas,
    Vers le nord ou le sud,
    Il ne sait où il va.
    Même quand le soleil devient moins rude
    Même dans le soir,
    Il avance toujours,
    Il avance dans le noir,
    Il marche jusqu'au jour.
    S'arrêtant en fin,
    Il entend au loin le son d'un luth,
    Reprend son chemin, dans le petit matin,
    Il erre sans but.
    Le monde est si grand,
    Lui est si petit,
    Il est attiré, pourtant,
    Par les plaines infinies.
    Jamais solitaire,
    Il s'accompagne,
    Toujours de la Terre.
    C'est le voyageur
    Avec son bonheur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Personnellement j'adore continue à en faire !!! ♥♥♥

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    2. J'adore aussi c'est très réussi, les rimes tout ça *-* *-*

      Supprimer
    3. Atmosphère
      Une étrange atmosphère,
      Qui glace l'univer.
      Une atmosphère de rêve,
      ou la vie est merveillese.
      Là ou les palmiers se balancent.
      L'amour et le rêve.
      Défois ou la plage devient mer.
      Ou l'on se sent en sécurité.
      Ou rien ne peut nous arrivez.
      Pourquoi?
      Car l'amour sécurise;
      le rêve fait du bien.
      On peut s'aimer,en toute tranquilité.
      Ou bien rêver.

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    4. Citron pyromane nazgul en tongs ;)1 décembre 2014 à 19:15

      C'est sympa...léger......quelques répétitions
      C'est joli :)

      Supprimer
  67. Chapitre 1
    Le jour le plus fantastique de ma vie m'a tellement inspiré que j'en ai fait un livre! C'était en avril,à l'heure ou les bourgeons se transforment en fleurs. J'avais 15 ans,un caractère bien trempé,et on m'avait obligé à aller me balader dans la forêt! Je n'avais pas réussi à me protéger,alors (avec regret) je suis aller me balader. Dans la forêt, je n'étais pas très habituée, donc je sursautais à chaque bruit.C'est alors que j'ai aperçu une clairière. Le soleil passait à travers chaque arbre, inondant la clairière de chaleur. Le plus louche, (j'ai failli m'enfuir) c'est que dés que je me suis rapprochée, un tourbillon de lumière m'a absorbée. Et j'ai disparu...

    RépondreSupprimer
  68. Bonjour Safran !
    Ton blog est génial, je suis contente de l'avoir trouvé.
    (Je suis une JBnaute.) ;)
    Un texte :



    Chapitre 1
    Arrivée dans la maison

    La voiture s’arrêta. J’ouvris la portière et posai mes pieds à terre. Je regardai autour de moi. Une petite maison était plantée au milieu d’une étendue d’herbes sèches et jaunies par le soleil.
    Ses murs étaient de pierres beiges savamment empilées, et le toit de tuile rouges.
    -Voilà où nous allons passez les vacances, dit Papa.
    Mon petit frère, Paco, lâcha un soupir de désapointemment.
    -Après la caravane coincée entre les vaches et les brebis, on vient LA ?
    On avaient passés les dernières vacances en Lozère, et malgré le fait qu’elles se soient révélées reposantes et riches en balades, elles n’avaient pas plu à Paco.
    _Tu vas voir, tu vas t’amuser ici. Il y a une la mer pas loin, rétorqua ma mère.
    Comme il était tard, nous dînèrent rapidement et allèrent dans nos chambres.
    Quand on est chez soi, on est riche de ce que l’on a de matériel. Mais, me dis-je en entrant dans la petite chambre simplement meublée d’un lit et d’une table de chevet, quand on se retrouve dans un lieu dont le propriétaire ne semble pas appartenir à la société de consommation, comme celui-ci, on est riche de peu de choses, plus abstraites.
    On est riche de la fenêtre ouverte quand on a éteint la lumière, de l’arbre qu’on y voit ondulant dans le vent, de la tour qui s’illumine au loin, de la brise fraîche qui s’engouffre dans la pièce.
    Je m’endormis, le sourire au lèvres.

    Chapitre 2
    Appels masqués

    Le lendemain matin, nous partîmes à la plage. Paco s’amusait dans les vagues pendant que j’allais nager plus loin de la rive.
    Après le déjeuner, nos parents nous sommèrent de faire un temps calme. Nous nous ennuyâmes un moment, moi regardant distraitement un journal d’information anglais, lui jouant avec la télécommande.
    Soudain, j’eus une idée.
    Je dis à Paco :
    -On va faire des appels masqués. Ca veut dire que la personne qu’on apelle ne voit pas notre numéro, mais qu’à la place, il y a affiché « appel masqué ». Comme ça, la personne ne peut pas nous rappeler. D’accord ?
    Mon frère accepta.
    Nous essayâmes plusieurs fois. A chaque fois, soit le numéro n’était pas attribué, soit la personne appelée ne décrochait pas.
    Au bout d’un moment, Paco me demanda :
    – Mais si quelqu’un répond, on dit quoi ?
    – On essaye tenir une conversation avec lui cinq minutes, d’accord ?
    -Mouais… Si tu veux.
    Je réessayai.
    Une voix s’éleva.
    -Allô ?

    RépondreSupprimer
  69. La feuille d'or

    Quand vous la cherchez ;
    Cette feuille d'or,
    Dans tous les arbres,
    De cette grande forêt.

    Quand vous la voyez ;
    Cette feuille unique,
    Vous la confondez,
    Avec toutes les autres.

    Quand vous déprimez ;
    De ne pas la trouver,
    Vous désespérez,
    Et puis vous pleurez.

    Quand vous finissez ;
    Vous vous remotivez,
    Et vous la recherchez,
    Jusqu'à ce que vous la trouviez,
    Et là, vous explosez de bonheur,
    Et vous l'embrassez.

    Cette feuille en réalité,
    Désigne l'amour.


    Ce poème reflète l'amour que l'homme a pour l'or, mais si l'on a le cœur pur, on comprend l'amour pour l'homme.

    RépondreSupprimer
  70. Je suis une joueuse de flûte.
    Une fée méconnue.
    Je traverse les forêts luxuriantes et les campagnes vierges.
    Je me nourris de feuilles de musique.
    Je suis une mélomane.
    J'aime ma musique ensorcelante.
    Aujourd'hui, je traverse une plage.
    J'aime les vastes étendues.
    Je m'assois sur le sable et regarde autour de moi ; l'eau est d'un bleu pur et envoutant. Le sable est doux et blanc. Des dunes s'étendent par de là l'horizon orangé. Je fixe ces associations de couleur stupéfiante. L'air vivifiant agite mes cheveux et le ven tme susurre sa gracieuse musique. Les grains de sable virevoltent tels de papillons et des oiseaux. Des mouettes hurlent là-haut et accompagnent la mélodie d'Éole mon protecteur. Ma flûte sifflote avec le vent alors je chante pour tous les accompagner.
    Tout ceci me donne envie de rester mais je dois partir.
    Le soleil décline petit à petit.

    Je repense aux autres fées. Toutes différentes et si dépendantes les une des autres.
    Je repense au village où je suis née. Ma fleur était une simple, mais magnifique, orchidée blanche. Personne ne reconnaissait sa beauté mais elle illuminait le paysage.
    La place du village était nue par rapport à la forêt toute proche. Les tons de vert se succédaient en un magnifique camaïeu indescriptible. 
    Une rivière coulait à quelques mètres, qui nous semblaient très loin. L'eau y était toujours propre et fraiche.
    Je ne sais pas ce qui m'a poussée à partir.
    Peut-être voulais-je seulement faire entendre ma mélodie aux humains ?

    RépondreSupprimer

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